Dave donne rendez-vous à ses fans roannais le vendredi 6 mars aux Marronniers. Le chanteur de Vanina qui a enchaîné les succès se confie avec humour et gentillesse dans Les Échos du Coteau.
– Dave tout d’abord comment allez-vous depuis votre accident il y quatre ans ?
Je suis tombé sur la tête dans mon escalier. Ce n’est pas très original, ça arrive à 20 000 personnes chaque année. J’ai un ami à qui c’est arrivé et qui en est mort. Je ne peux donc pas me plaindre.
– Qu’est-ce qui a changé entre les tournées des années 1970 et aujourd’hui ?
Ce n’est pas très différent. À l’époque, on disait mon manager, mon imprésario, mon secrétaire particulier, ce qui est encore plus chic. Mais tout ce que je préfère, c’est de paraître sur scène, dans une salle bien remplie de préférence !
– Quelle est la recette de votre longévité et de votre succès au-delà des années ?
J’ai l’habitude de citer quatre lettres E-F-G-H pour Émotion, Folie, Générosité, Humour. Je ne suis pas un stand-up, mais j’aime bien faire rire.
– Est-il vrai que vous vous préparez de nouvelles chansons ?
Oui avec Michel Cywie qui est le compositeur de plusieurs de mes titres, dont Du côté de chez Swann et Patrick Loiseau qui est mon parolier et mon compagnon depuis 54 ans. J’ai aussi la grande chance d’avoir plus ou moins la même voix qu’il y a soixante ans, quand certains sont obligés de baisser la tonalité ou de se taire complètement.
– Parlez-nous de la tournée anniversaire qui s’arrête au Coteau.
Je suis accompagné de 9 musiciens et 3 choristes, c’est quand même bien plus sympathique qu’une bande son mp3. Il y aura les grands succès, car les gens sont contents d’entendre Du Côté de chez Swann, Mon cœur est malade… Mais pas que. Il y en a aussi une qui s’appelle La décision écrite sur une composition de Brahms qui est très spectaculaire vocalement.
– En ce début d’année 2026, que faut-il vous souhaiter ?
Mon vœu le plus cher si Dieu existe et qu’il m’entend, ce serait de retrouver le goût et l’odorat, perdus depuis mon accident, parce que manger du ris de veau et boire un Bordeaux de 1982 c’est tellement agréable !
Propos recueillis par Jean-Marc Pouxe
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DAVE EN CONCERT AU COTEAU |