Premier commerçant mis à l’honneur en 2020 dans le magazine Les Échos du Coteau, Claude Tinnès revient sur ses « années Coteau » et sa vision du commerce de proximité, avant de prendre sa retraite à la fin du mois.
Depuis combien de temps êtes-vous au Coteau ?
Je suis un vétéran ! Cela fait 17 ans que je tiens ma boutique avenue de la Libération, et j’ai toujours travaillé dans tout ce qui touche à la santé. Au départ, j’étais plutôt orienté diététique, puis je me suis tourné vers les thérapies naturelles.
Quel regard portez-vous sur toutes ces années passées au Coteau ?
C’est vrai que Le Coteau fait corps. Entre commerçants, on est comme une grande famille. On se salue dans la rue. Comparé à Metz, où j’étais avant, ici c’est à l’échelle humaine. On se connaît, on se respecte. Les habitants deviennent presque comme une famille. Je connais leurs enfants, leurs petits-enfants. Il y a une chaleur humaine qui est vraiment distinctive.
De quoi êtes-vous le plus fier dans votre parcours ?
De remettre un peu de soleil sur la santé des gens. Parfois, il y a un petit plus qui dépasse le simple domaine de la santé. Et puis, quand les gens reviennent juste pour me dire qu’ils sont ravis des résultats obtenus, même sans acheter, ça me conforte dans mes choix.
Comment avez-vous vécu votre rôle dans l’Office de commerce et de l’artisanat ?
J’ai été le premier président du nouvel OCA. C’était un rôle cohérent avec ma vision : soutenir le commerce indépendant et développer le lien humain dans la ville.
Quel message ou conseil donneriez-vous aux futurs commerçants qui s’installeront au Coteau ?
Aujourd’hui, c’est un vrai challenge. Il faut revoir le modèle pour qu’il soit tenable. Mais au Coteau, il y a ce côté humain : si vous savez le cultiver, vous aurez un vrai avantage.
Comment voyez-vous le commerce demain ?
Le commerce indépendant devra se réinventer face au numérique et aux grandes enseignes. Mais je reste convaincu que la proximité fera la différence : « Le modèle doit évoluer, mais le lien humain restera essentiel. »
Que va devenir votre boutique ?
Je baisserai définitivement le rideau fin mars. Le local doit être repris par une auto-école, mais le commerce ici continuera à vivre avec la même proximité et la même chaleur humaine.